Vendredi 15 mars 5 15 /03 /Mars 09:50

C'est sur, c'est pas une découverte dont je vais vous parler. Pas un Vigneron que j'aurais dénicher, caché derrière le tonneau d'un improbable salon des Vin de l'Association des Amis de la tête de veau (rigolez pas, ça existe par chez nous).

 

Les Vins de Richard, y'a pas à tortiller, c'est grandiose, ça, on le savait déjà. Le bonhomme, il ne sert à rien d'en parler (puis il n’aimerait pas trop ça), il est de la trempe des "Grands Monsieur".

Par contre, je voulais vous toucher deux mots de l'expérience quasi mystique qui se déroule au contact de ses Vignes...

 

Je m'en souviendrais, je pense, toute ma vie, même gaga... Un ciel un peu bas, des couleurs très particulières. Entre le bleu et le gris foncé, limite inquiétant. Et puis ça soufflait bien ce jour là sur Montbenaut. Un vent froid mais pas glacial comme on en a dans l'Est. Plutôt chargé d'une saine humidité, presque salin la soufflante. 

 

Au premier regard sur la parcelle, tu te dis qu'il y a un truc. Comme un morceau de free jazz... Tout est maitrisé, mais il y a un laisser aller merveilleux, une spontanéité qui se dégage de tout ça... Une première claque.

 

Alors là, tu entres dans les rangs et c'est tout un équilibre qui t'enveloppe.

Ça a l'air idiot de dire ça comme ça, mais c'est une vraie sensation de bien être. Le sol est meuble, il respire, tu sens sous tes pas que tout le monde est content la dessous. 2ème claque.

 

Chaque cep à une histoire que Richard raconte au gré des sujets abordés. "Celui ci, le costaud, ben y'a 7 ans, on a faillit le perdre"... 

 

Quand il est arrivé pour la première fois sur Montbenaut, c'était Hiroshima. Les sarment les uns dans les autres, les pieds taillés par les mains de 5 ou 6 tailleurs différe,nts, pas de cohérence, pas d'équilibre. Pourtant "y’avait quelque chose à en faire"...Tu m'étonne !

 

LeroyVignes

 On devrait y emmener tous les sceptiques, tous les bornés, les "#JetapesurOlif" , les gars qui ont des doutes sur l'utilité de travailler les sols...

Comment ne pas ressentir l'énergie qui se dégage d'une parcelle équilibrée, accompagnée, torturée parfois?

La respiration de ces sols, le ressentis incroyable de l'échange qui se fait entre les éléments. Magique je vous dis. 

J'ai souvenir de belles et grandes parcelles qui me donnèrent ce sentiment, mais jamais aussi profondément.  J'avais en tête les Vignes de Patrick Meyer... Bizarre... :)

Ce fut un très grand moment, un moment de ressenti. Une énergie qui se dégage tranquillement, comme si tout était équilibré. Forcément, ça "remet le bonhomme sur cheval" On en prend un peu au passage de cette énergie, de ce don.

Ca peut pas nous faire de mal.

La suite de la visite, c'est juste de la confirmation. Le gros du travail est à la Vigne.  Les Vins furent splendides, le bonhomme toujours aussi accueillant. Les surprises dégoupillées furent nombreuses et les canons qu'ont croyait perdu et déjà oublié réapparurent du fond de la cave du Richard...Jusqu'à tard dans la nuit...

 

LeroyCvaes

 

 

Et puis on a eu la surprise de voir venir aussi un dessinateur à vélo..LeroyDavodeau.JPG

 

Par Antoine Grüner - Publié dans : Rencontres et dégustations...
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Lundi 11 mars 1 11 /03 /Mars 06:13

Je le dis tout net, comme ça ce sera fait, Tronches de Vin est bouquin formidable. C'est bien écrit, les Vigneronnes et Vignerons méritent amplement d'êtres sous les feux de la rampe, et les 5 copains ont fait un très joli travail en compagnie de leur éditrice.

Le parcour "des" combattants qui aura vu accoucher l'ouvrage rend plus respectable encore l'aventure.

Le contenu est riche, et chaque double page te raconte une histoire, ou plutôt une mini nouvelle. Tu peux te prendre d'affection pour un personnage, puis pas accrocher avec l'autre, mais au final ça se termine comme un conte de fée pour adulte, autour d'une table, et "Ils eurent pleins de petits canons" ! 

 La fille et les quatre gars, c'est sur, c'est des Copains, alors j'avais pas le droit de leur taper dessus me direz vous, sauf qu'il aurait été surprenant de ne pas aimer la version papier du talent de ceux qui nous régalent sur les écrans... Il est plaisant de voir un bouquin qui parle de Vignerons et de Vins sans pression commerciale, sans publicité malvenue, sans conseils de dégustation surannés, et sans « moi Je »....

Je ne vise personne, ou plutôt pas mal d'autres…

Bref, je voulais faire court sur le bouquin en général, pour vous entretenir quelques lignes de l'Exceeeelllent avant-propos du Camarade Antonin. 

Voila des propos qui balancent, qui renversent un peu les quilles, qui mettent le Vin à sa véritable place. Le Vin est culturel et PO-LI-TI-QUE ! 

Faire du Vin Vivant, c'est un choix. Tout d'abord parce qu'on se retrouve directement dans la minorité et que quand on commence, c'est jamais facile. Et puis on choisit pas la facilité en se démenant pour ne rien faire simplement, sans suivre les bons conseils de l'Oenologue, lui même conseil...

Exemple de la "bonne parole" d'Antonin : " S'il enthousiasme ou énerve autant , c'est qu’il est porteur de thématiques qui débordent largement le seul cadre du Vin: il nous parle d'environnement et d'écologie, bien sur, (...) mais il nous parle surtout d'économie artisanale durable et affranchie. En un mot, de politique "

La bombe est lâchée. Ça fait des taches, ça éclabousse mais c'est souvent le cas de la vérité ! C'est le genre d'affirmation qui peut valoir des centaines de réponses outrées. Les plus touchés brandiront l'étendard de l'éternelle impartialité du Vin, je répond: FOUTAISES !  D’autres jureront que le Vin n'est là que pour porter à nos connexions neuronales le plaisir que l'on projette. Bêtise ! Certains affirmeront aussi que le Vin n'est ni de droite ni de gauche, mais chacun sait que les "sans étiquettes" sont toujours de droite :) .

Je te laisserai le plaisir de lire les pages de cet avant propos, je me garderais bien de les recopier ici.

Il ne faut cependant pas s'en tenir à l'avant Propos d'Antonin, ce ne serait pas très malin de ne faire que contourner les belles Tronches ! 

                              Site des TRONCHES-------------> link 

                                tronche.jpg


 

Par Antoine Grüner - Publié dans : Humeurs...
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Mercredi 9 janvier 3 09 /01 /Jan 09:40

 

Un Ami Jurassien, si je lui disais à ce moment que je ponds quelques lignes sur Michel Bettane me dirait peut être que je perds mon temps... 

Je vais donc utiliser le moins de temps possible... Cependant, ce que je lis ce matin de la nouvelle vague d'insultes de Michel Bettane envers les Vignerons qui élaborent des Vin "Naturels » me défrise à nouveau les moustache et fait vrombir ma gapette !

Le contexte est simple. Un article paru dans le pendant Italien de la RVF signé Bettane et Dessauve (ne l'oublions pas même s'il est plus discret) , ou MB et son acolyte se font gardiens de phare pour prévenir du grave danger qui pourrait guetter nos camarades buveurs transalpins.

Berlusconi? LE réveil de l'Etna? le retour sur les écrans de la Ciccolina (désolé pour les moins de 25 ans) ? Non ! Pire mesdames et messieurs ! Le vin naturel arrive chez vous amis Italiens et MB se propose de jouer au gyrophare. 

 

Une petite couche pour commencer : "

"On souhaite aux passionnés de vins en Italie de ne pas devoir subir ce qui est arrivé en France; une invasion de mauvais vins, dits naturels...

 

Puis enchainement, roulade avant :

 «"les vins naturels sont faciles à reconnaître: les rouges puent...et toutes les vignes et les terroirs finissent par se ressembler parce que les mauvaises levures indigènes utilisées cannibalisent les bonnes... »

 

Et saut de l’ange, appuis tendus renverser pour finir :

« les blancs -si possible- sont pires...plus ou moins oxydatifs d'emblée, ils sont tous mort-nés."

 

Peut être MB l’ignore t-il, mais le pouvoir Italien veille déjà. Il n’a pas attendu le Grand Manitou du vignoble pour sévir.

Là, je vais surement vous apprendre quelque chose, Michel.

Une chose qui ne se déroule pas dans les sphères des grandes dégustations de Grands vins de Grands Vignerons (eux) . Les Cavistes Italiens se voit de plus en plus reproché par la justice l’utilisation du terme Naturel, on voit les douaniers effectuer des descentes digne de la lutte anti-mafia dans des institutions comme Bulzoni à Rome qui ont pignon sur rue depuis les années 20 du siècle dernier...on croit réver

Chez « Les Vignerons » autre boutique de référence, chaque mention « Naturel » fait l’objet d’un procès verbale d’un montant assassin. Il sont des dizaines à subir ce traitement, avec toutes les conséquences que cela engendre.

Les termes « sans sulfite » sont systématiquement traqués. On a vu déjà des dizaines d’établissements à Rome, harcelés ces derniers mois par la police.

De nombreux Cavistes, déjà bien en peine de survivre en ces temps difficile de l’autre coté des Alpes, sont ainsi achevé par un pouvoir qui comme vous ne supporte pas que d’autres travaillent dans un sens différent de celui vers lequel vos gouts vous portent.

Et imagines t-on que ces dispositions soient prises pour protégé le buveur (ultra minoritaire) de vins naturels ou le producteur de jaja imbuvable et industriel ? Que croyez vous ? Le danger serait il si grand qu’il faudrait à tout prix s’acharner sur les Vignerons (les exemples pleuvent de harcèlement à leur encontre) , tenter d’entraver la liberté de vendre des Cavistes ? D’empêcher de boire les consommateurs demandeurs ?

Des Vignerons produisent des vins qu’ils aiment, (infime pourcentage au cœur des milliards d’Hectolitres produits) , des Cavistes les aiment et les vendent (mode et idéologie me répondrez vous, et vous aurez surement tort) , des buveurs aiment à les ouvrir et à les partager ?

C’est mal !

 En Italie, si je peux vous rassurer, nos amis auront toujours à boire des vins bien élevés, si possible issus de cépages internationaux et de terroirs non souillés par les méchantes levures indigènes. Ainsi le monde du Vin sera surement plus sain, hygiéniste et aseptisé… Amen…

 

Par Antoine Grüner - Publié dans : Humeurs...
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Lundi 15 octobre 1 15 /10 /Oct 10:20

Le Beaujolais nouveau c'est dans un mois ! je le dis tout de go , je suis très content qu'il pointe à nouveau le bout de son son pif, ce mal aimé. 

On pourra me dire tout ce qu'on veut, mais moi j'adore quand le jour B approche. Antoine Gerbelle me répondait sur Tweeter il y a peu, que ce jour représentait « le jour du vin » en France.

Il me faudrait un calendrier de l'avant, ou chaque fenêtre renfermerait un canon du Beaujolais , et qui me ferait patienter jusqu'au jour fatidique (un calendrier de l'avant Eva Robinesque, mais version Bojo) . Et puis on voit aussi les gens du métier qui s'agitent. Les cavistes et les bistrotiers cherchent à faire leur réservations, à savoir qui est cher ou pas cette année, qui a augmenté. Ils cherchent aussi à le goûter, recevoir un échantillon pour faire leur choix lorsque le petit aura enfin décidé de finir ses malos... Ces pros vont aussi au charbon. Ils persistent, à raison, à faire de ce jour une célébration populaire de qualité. Y'en a qui en fourguent toujours des stères et qui ont le sourire et la fierté chevillée au corps quand ils partagent leur Beaujolais nouveau avec les clients.

Passez donc faire un tour chez Paco, à Ivry (link) en ce troisième jeudi de novembre, vous verrez si le p'tit rouge nouveau ne donne pas le sourire aux gens! Passez aussi Ö DIVIN, chez Naoufel dans le 18èmelink ) , vous verrez si la joie n'est pas copine avec le Bojo ! 

Tout ça, ça fait parti de l'effervescence qui précède le 3 ème jeudi du mois.

Je rajouterais même les mauvaises langues, les esprits chagrins, les pisses froids qui vont commencer à nous ressaser leurs sempiternelles rengaines sur le Bojo nouveau. Jaja "imbuvable", "opération uniquement commerciale", " un vin qui se vend de moins en moins bien" , "le bojo nouveau c'est pas du vin" ... bref, les cons vont être de sortie et il faudra encore les remettre à leur place. Leur faire goûter les petits derniers des Cotes de la Molière, de Raphaël Champier, du père Alonso, des Lapierre et autres Lapalu pour que ces imbéciles, du bout des lèvres daignent cracher le morceau : "Le beaujolais nouveau peut être un grand petit vin"...Les cons ! Voyez aussi du coté de Michel Guignier pour prendre votre pied nouveau.

Et puis le Beaujolais est partageur (un peu obligé c'est vrai, mais bon...) , il invite souvent, ce jour là dans les bistrots et chez les marchands de vins, des vins primeurs, tout aussi jeunots que lui débarqués de Loire ou du Sud Ouest. C'est la fête, celle qui annonce la fin (des vendanges) , ou le début des vins qui grandissent et nous donneront du plaisir. C'est tout ça le 3 ème jeudi de novembre. Un temps ou on mélange les gens, les conditions sociales, et les goûts. On partage, nom de dieu !

 

Et puis faut aussi dire que cette année, ben ça me fout les boules de voir les copines et les copains avoir galéré toute l'année pour vendanger très peu de raisin. En Beaujolais comme partout vous me direz. Et vous aurez raison. Mais le premier pas qu'on peut faire pour accompagner ces périodes délicates c'est de soutenir ceux qui font bon en buvant avec joie et délectation leurs canons.

Encourager tous vos proches et amis à fêter ce joli jour, pour le plaisir, pour la fête, et puis aussi pour donner une franche accolade à ceux qui nous donne du plaisir, qu'ont un boulot pas facile, et qu'il serait bon qu'on soutienne dans cette période trouble.

C'est pas pour mettre la pression, mais cette année ce serait bien que chacun ait une pensée pour la ou le vigneron(nne) qui s'est fait des nuits blanches plus encore que d'habitude pour nous faire plaisir. Et criez le sur tous les toits, le Beaujolais Nouveau c'est bon, beau, et ça rend Humain. 

 

 

Par Antoine Grüner - Publié dans : Humeurs...
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Dimanche 16 septembre 7 16 /09 /Sep 14:22

Il en va de l'amour des vins et des vignobles comme de celui des Hommes, celui ci évolue, cesse, s'amplifie au fil des ans, et parfois on fait de nouvelles rencontres...

Ce n'est pas pour cela qu'on abandonne nos amours de jeunesse ou de toujours, mais il est des rencontres qui vous font frétiller, qui vous donne des ailes.

Le plus beau, c'est que parfois on les connaissait déjà, on les a croisé moults fois sans les regarder vraiment, sans leur prêter l'attention qu'elle méritait. Et puis un jour, sans crier gare, tu te trouves face à l'évidence... "Je suis amoureux" !

Ma nouvelle maitresse s'appelle LA LOIRE.

 Voila déjà des années que je passais par chez elle, que je goutais avec délices ses vins et ses cuisines, que je me faisais un plaisir de venir au frais gouter de grands breuvages dans des grottes peu chauffées chaque début février...

Mais voila, je ne venais pas pour elle, en quelque sorte je profitais de son hospitalité, mais je ne la regardais pas dans les yeux... Pas par condescendance, vraiment pas, mais parce que je n'étais surement pas prêt...

J'avais découvert le vin (comme beaucoup) avec les graaaaands Bordeaux, qui furent mes premières filles de joie (quoi que elles au moins donne du plaisir tout au long de la vie…), puis les vins vivants auprès de deux grands vignerons Bourguignons qui furent mes encanailleurs... Entre deux, une histoire d'amour jamais achevée avec les jus du Jura, vinrent les aventures d'un soir avec des vins de plus en plus vivants, de ces temps ou on s'abandonne ou trop n'est encore pas assez. 

Puis vient le matin ou on veut se poser, s'assagir pour mieux comprendre et aimer, on réunis tous ses amours et on les dorlote une à une, en essayant de les comprendre de mieux en mieux. C'est comme un vieux couple qui s'installe, on a nos habitudes, jamais un degré de trop. On est heureux...

 C'est souvent à ces moments ou on croit qu'on ne sera plus surpris que surgit celle qu'on croisait souvent et qu'on avait pas regardé attentivement, come la fille qui en 3ème portait lunettes et boutons, qu'on recroise 10 ans après, femme, resplendissante, et qui nous toise de haut en bas, réglant définitivement son compte au jeune con qu'on était...

Ce qui devait arriver arriva, je l'ai recroisé, une nouvelle fois et cette fois elle m' tapé dans l'oeil. Pas un coup de foudre qui m'aurait renversé, non, mais comme une évidence, on a l’âge de se rencontrer elle et moi, pour de vraie.

 Je fais de plus en plus d'allers retours vers elle et chaque fois je suis renversé...

Nos dernières escapades nous ont conduits dans deux restaurants forts recommandables et déjà connu par certains...:

 Fais pas ton timide, clique ici------link 

Topissime déjeuner ce midi là en bord de Loire. Plus que des plats, ce sont plutôt des produits que l'on choisit à la carte, et chacun d'eux est interprété en duo, de deux manière complétement opposées. Un Homard au bouillon, et posant à ces cotés, une ingénieuse glace de corail, relevée juste comme il faut pour étourdir la chair du Homard, lui même d'une cuisson précise et juste.

Homard

 

La suite fut du même acabit et la Lotte, habituellement malmenée dans ses duos avec le Cochon, m'a réjouis la bouche. Encore une fois la cuisson fut impeccable et surtout, les arômes chacun à leur places. Pas de mélange disgracieux entre le fumé du Cochon et la chair de la Lotte, cuisson à part, et construction en final. Le tout très harmonieux...

 

Lotte-1 (glissées)-copie-1

 

Cependant, malgré tous ces délices de Miam, je déconseille vivement l'endroit à ceux qui aiment le vin... Je m'interroge sur la pertinence de réaliser des plats si aboutis et d'avoir 'l’indécence de présenter une carte des vins aussi ridicule... Un exemple : Vin au verre : Uby Blanc 9 euros...

Le reste de la carte est l'unisson, entre médiocrité et vide sidéral, entre «foutage de gueule et je m'en foutisme... Des négociants à gogo, très peu de vins de Loire (un comble), et pour représenter la région, ses pires jaja sont à la carte. Trois vins étrangers pour donner le change et faire croire "qu'ici on cherche des vins originaux" , sauf que ceux-ci sont proposés par tous les multicartes...  Bref, pour le Miam, c'est glop, pour le Glou, pas glop...

 En voila un ensuite qui a compris que Miam et Glou vont ensemble, et vous me direz, pour un restaurant c'est normal...et vous aurez raison ! On passe à table chez UNE ILE, à Angers :

 Allez, hop---link

 Je passe rapidement sur le cadre, c'est pas mon style mais c'est bien fait, pour ça je discute pas. 

Dans l'assiette c'est propre, droit, sans fanfreluches ni tape à l'oeil. Les produits sont mis en avant, le chef travaille ses sauces, ici pas de petits trucs en plus à droite et à gauche qui risqueraient de dénaturer les matières premières. Une cuisson juste comme il faut, des sauces précises en arômes, et trois produits pas plus dans l'assiette. 

 

Et puis attention les papilles, la carte des vins est enOOOOOOOOrme de qualité, on voudrait s'y perdre, y prendre des heures pour lire une à une les références, se remémorer quelque anecdotes concernant l'un ou l'autre des vignerons présent, mais il fait soif alors on va à l'essentiel et on prends plaisir :) 

La Lune 1998, un Metras des familles, et une bulle de Loire feront notre bonheur pour ce déjeuner...

Dessert

(Je sais l'image est à l'envers...mais impossible de la retourner ;) )

Pour terminer ce sera un dessert dans l'esprit du repas, arômes biens placés, fondant, croquant, et un sablé maison généreux sur le beurre ! un régal pour moi qui ne suis pas très sucré.

UNE ILE ou on se sent très bien, pas seul au monde et bien nourris , la barque pour y retourner est déjà prête, c'est pour bientôt et on est bien content.

 

Par Antoine Grüner - Publié dans : Rencontres et dégustations...
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